Voile
Terminologie de la voile
Le paramoteur est un planeur souple, portable, dérivé des parachutes à caissons des années soixante.
Les qualités de vol sont assurées grâce à un profil gonflé.(extrados, intrados, bord d’attaque, bord de fuite).
Il rentre dans la catégorie des « planeurs ultralégers ».
Chaque décollage nécessite une procédure particulière de gonflage.
Il y a deux raisons de courir avec un paramoteur :
- La première pour faire pénétrer du vent relatif à travers les bouches d’air à l’entrée des caissons et créer une surpression interne.
- La seconde, et c’est la plus déterminante, pour atteindre la vitesse garantissant le vol.
La surpression interne alimentée en permanence par l’ »air frais » incident, aide à préserver la cohésion et la forme de l’aile en vol.
La voile est haubanée par des suspentes généralement alignées en rangées dans le sens de la largeur (nommées, A, B, C, D de l’avant vers l’arrière), et en lignes dans le sens de la longueur.
La portion de voile comprise entre deux lignes de suspentes s’appelle un caisson.
Chaque demi-rang de suspentes, est relié aux élévateurs de part et d’autre du pilote. Le mot élévateur vient du parachutisme mais s’adapte parfaitement au paramoteur car se sont les élévateurs avants (reliés à la rangée de suspentes A) qui permettent au pilote de lever la voile au-dessus de sa tête. Cela fait, ils sont lâchés pour le reste du vol, le pilotage étant assuré jusqu’à l’atterrissage par les freins ou commandes.
Un paramoteur fait du vol plané, c’est à dire qu’entraîné par son poids, il perd de l’altitude et se sert de cette altitude pour parcourir du chemin. C’est si l’on veut, une machine à transformer des mètres verticaux en mètres horizontaux.
Chaque centaine de mètres parcourue coûte, selon le modèle, entre dix et vingt mètres de dénivelé (seulement deux ou trois en planeur!). Lorsque l’on voit des appareils gagner de la hauteur, c’est parce que l’air qu’il traverse est lui-même en mouvement ascendant.