Trims
Les trims de la voile
Le principe des trims (ou afficheurs) :
Les afficheurs sont de simples sangles avec boucle autobloquante, positionnées sur les élévateurs arrière. Grâce à la multiplication des élévateurs, et des systèmes de renvoi, il est possible d’avoir en un seul geste, une traction importante sur les arrières, moyenne à réduite sur les centraux, et nulle sur les avants. Ce qui permet de ne pas trop modifier le profil. La position « neutre » est souvent dans la configuration afficheurs tirés, mais pas systématiquement. Parfois, le neutre est au milieu, la relâche donne le calage piqueur, et la traction, le calage cabreur.
Attention, en paramoteur, nous n’avons pas l’obsession du taux de chute, comme en parapente. Et un calage trop cabreur est incompatible avec nos effets moteurs.
En parapente, l’accélérateur fonctionne dans l’autre sens, par traction sur les avants, et dans une moindre mesure, sur les centraux. C’est un barreau, positionné sous la sellette et actionné avec les pieds, qui vient agir sur le système à renvoi de poulies des élévateurs.
En vol, la réduction d’incidence permet de voler plus vite en palier. Ne perdons pas de vue qu’en paramoteur, la pleine puissance… nous fait monter ! Seule une conjugaison « réduction d’incidence / puissance » nous permet d’augmenter notre vitesse-sol (un peu). Moteur coupé, les afficheurs (ou l’accélérateur) permettent de transiter face au vent, et de rester le moins longtemps possible dans les descendances.
Attention, toutefois. Nos haubans ne travaillent qu’en traction. Ce qui implique qu’en atmosphère turbulente, la réduction d’incidence peut rapprocher de la fermeture. En particulier, près du sol, ne pratiquez pas la prise de vitesse avec ces accessoires, surtout si ça brasse! Les accélérateurs de certaines ailes sont prévus pour agir différemment sur les suspentes dans l’envergure. L’incidence des bouts de plume étant moins réduites, les risques de fermeture sont moindres.
Avantages et inconvénients :
Les afficheurs permettent de caler l’aile au gonflage, en fonction de la force du vent entre autres. Malheureusement, ce genre d’accessoire est souvent utilisé pour compenser un point dur de l’aile dans cette phase du vol. Or, afficheurs relâchés, la finesse n’est pas optimum. Gonflage meilleur donc, mais course d’élan augmentée… En vol, le gros avantage des afficheurs est la possibilité de caler son aile en fonction des besoins. En lacet, pour contrer le couple, par traction d’un seul afficheur (la traînée augmente, et la vitesse diminue, côté trimé). En tangage, par traction symétrique, pour afficher l’incidence voulue : réduite pour les transitions, plus importante en montée. Nettement plus reposant que l’accélérateur, ce système est plus délicat en atmosphère turbulente. En cas de fermeture, l’aile rouvrira plus difficilement à faible incidence, et la traction sur les afficheurs (pour augmenter l’incidence) demande du temps, avec un déplacement des mains vers le haut, opposé à l’action nécessaire sur les freins, vers le bas, pour tenir la voile.
L’accélérateur… ben, c’est l’inverse. Au gonflage, pas question de l’utiliser. Mais certaines ailes n’ont pas besoin d’artifice pour bien monter. En l’air, son utilisation est physique sur les longues transitions. Le système est plus compliqué, avec un barreau dans les pieds. En revanche, en turbulence, l’augmentation d’incidence est rapide, en relâchant la tension des jambes. Le pilotage est plus précis, en particulier dans l’exploitation d’ascendance, où le pilote peut exploiter, en continu, toutes les possibilités de pilotage, et les conjuguer : transfert de poids, pilotage avec les mains par déformation de l’aile, action sur les gaz, et réglage de l’incidence avec les pieds. C’est un pilotage avec la totalité du corps, que seul le pilote de paramoteur peut connaître. (Oui, les deltistes et les parapentistes aussi…)
(source : LEVITATION)