Lexique des termes utilisés en paramoteur

360°

Manœuvrer sa voile pour effectuer un tour complet par la droite ou la gauche. Afin d’assurer un vrai tour, partir d’un repère au sol et revenir sur ce même repère.

On parle de 360 engagés quand le pilote, à haute altitude, engage un virage à 360° et le poursuit jusqu’à faire 3 ou 4 tours ce qui l’amène à réaliser une spirale. C’est une technique qui nécessite, tout de même, une maitrise du vol. La force centrifuge augmente à chaque tour et n’est pas à négliger, ni le taux de chute qui peut dépasser les 10 m/s. Ne tentez pas si vous n’avez pas le cœur bien accroché !

A – suspentes

Suspentes Avants reliant le bord d’attaque de la voile aux élévateurs Avant. Le pilote joue sur les Avants lors du processus de gonflage.

Abattée

Lors d’un tangage prononcé, l’aile va piquer vers l’avant. On appelle ça, une abattée. Si le pilote n’agit pas rapidement sur ses commandes, l’abattée peut se transformer en frontale (le vent n’entre plus dans la voile), la voile se dégonfle.

Accélérateur

Barre située sous les pieds du pilote sur laquelle celui-ci peut jouer en tendant les jambes. Il est fixé sur les élévateurs jouant ainsi sur les lignes de suspentage ou Calage de la voile. L’accélérateur modifie l’incidence de la voile dans l’air ce qui a pour conséquence de … l’accélérer, (mais aussi de descendre plus vite)

Aéronef

Terme générique désignant tout appareil capable de se diriger dans les airs.

AFNOR

Homologation Française, déclinant, suite à des tests poussés, la catégorie des voiles :

  • STANDARD = Voile école, très sure
  • INTERMEDIAIRE = Voile intermédiaire
  • PERFORMANCE = Voile performante
  • COMPETITION = Voile performante pour pilotage actif.

Allongement

Désigne le rapport : Envergure/Corde moyenne = Envergure²/surface à la corde moyenne.

On distingue un allongement à plat ou projeté.

Altimètre

Instrument permettant de connaitre son altitude. Pratique si, pendant un vol, on veut connaitre son gain, estimer le passage d’un col.

Altocumulus

lenticulaire Nuage en forme de lentille qui se rencontre derrière un relief. C’est un nuage d’onde. Après le passage d’un relief, la masse d’air redescend. Les mouvements d’ascendance puis de descendance imposés à la masse d’air créent une série d’ondulations en aval, dont la longueur d’onde est de l’ordre de celle de la première excitation et qui vont en s’amortissant. A ces ondes sont liés les nuages lenticulaires, souvent parallèles au relief.

Anémomètre

Instrument de vol qui permet de mesurer la vitesse du vent. On mesure le vent aérien s’il on est au sol et le vent relatif s’il est embarqué.

Angle de plané

Angle compris entre la trajectoire horizontale et la trajectoire qui nous donne au sol le point d’aboutissement au moment de la visée. L’angle de plané dépend de la finesse de la voile.

Approche

Phase du vol dans laquelle le pilote effectue par différentes techniques de pilotage, des manœuvres pour venir intercepter le segment final sans s’éloigner du terrain et sans le perdre de vue.

Assiette

Angle entre l’horizontal et une ligne de référence qui traverse le profil, du bord d’attaque au bord de fuite.

Asymétrique

Par opposition à symétrique. Un système est asymétrique quand aucune partie ne ressemble à une autre même en inversant une de ces parties.

Au vent

Etre au vent de la montagne, c’est se trouver du côté de cette montagne où le vent arrive en premier. C’est une position très convoitée par les parapentistes qui veulent faire du soaring dans des conditions de sécurité correctes.

Axe de Lacet

Axe vertical autour duquel le pilote par le biais de ses commandes fait évoluer sa voile par une rotation à droite ou à gauche

Axe de Roulis

Axe horizontal orienté avant arrière par rapport au pilote, autour duquel le pilote par le biais de ses commandes incline sa voile à droite ou à gauche. Cet axe est associé au virage.

Axe de Tangage

Axe horizontal orienté de la droite vers la gauche autour duquel le pilote fait évoluer sa voile par le biais de ses commandes et passe dans ce cas d’avant en arrière. Imaginez la barre supérieure d’une balançoire de jardin.

B – suspentes

Suspentes intermédiaires. Le pilote peut utiliser ces suspentes après avoir atterri par vent fort pour affaler sa voile sans risque qu’elle regonfle. Tirer les B ‘casse’ le profil de l’aile.

Ballast ou Lest

Poche d’eau emportée en vol située sous la sellette. Permet d’augmenter le poids quand on se sert d’une voile plus grande pour améliorer les performances de vol : le taux de chute diminue.

Avant l’atterrissage, facilement largable ce qui diminue le surpoids gênant à l’atterrissage et par conséquent augmente le taux de chute.

Barbules

On appelle les barbules, la base d’un cumulus. Ce sont les volutes avec lesquelles un parapentiste peut flirter. C’est aussi la limite au-dessus de laquelle le parapentiste entre dans le nuage ce qui est interdit.

Bord d’attaque

Le bord d’attaque d’une aile est la partie d’une aile qui prend en premier l’air. On utilise le bord d’attaque en phase de gonflage. C’est grâce au bord d’attaque que l’aile va « prendre » l’air.

Bord de fuite

C’est la partie située à l’arrière de l’aile. Cette partie est fixée aux suspentes qui serviront de frein à l’aéronef. En tirant sur le frein gauche, le bord de fuite gauche se baissera, mettant ainsi la voile dans une position qui la fera tourner vers la gauche.

Brise

Déplacement d’air, à échelle locale, dû à l’ascension de l’air chaud qui est remplacé par de l’air froid sous l’action thermique du soleil de la journée. A grande échelle, dans les basses couches « 300m maxi », ce phénomène quand il est très marqué provoque une véritable circulation d’air.

On entend parler de brise de vallée et brise de pente en montagne et de brise de mer ou de terre sur le littoral.

Caisson

Le caisson est la partie de la voile dans laquelle s’engouffre l’air. Ce sont des compartiments délimités par deux inters caissons, l’intrados pour le dessous et l’extrados pour le dessus. Les caissons sont donc des tranches à l’intérieur desquelles l’air va s’engouffrer et, de ce fait, donner sa forme à l’aile.

Cap magnétique

Trajectoire dans le plan horizontal que suit le parapentiste et qui forme un angle avec le nord magnétique.

On parle de Cap 020° ou 180°, etc. Utile en navigation, cette information de cap est donnée par le compas.

Cellule (caisson)

La Cellule est une ouverture sur le bord d’attaque. C’est aussi l’autre nom du « caisson ».

Voir : Caisson

Centre de poussée

Point sur lequel s’applique la RFA (résultant des forces aérodynamiques). Il varie énormément du fait que la voile est considérée comme une structure instable aérodynamiquement, mais cela est rattrapé par une grande stabilité pendulaire.

Charge alaire

La charge alaire est une mesure utilisée en aéronautique pour spécifier le rapport entre la surface de portance (les ailes), et le poids de l’aéronef. S’exprime en kg/m².

Compas de navigation

Compas Boussole embarquée, qui indique au parapentiste la direction suivie  » sous forme d’un cap magnétique  » par rapport au nord magnétique terrestre.

Conduction

Il existe trois échanges de chaleur : le rayonnement, la conduction et la convection thermique, dans un ensemble soleil, atmosphère et surface terrestre. La conduction est une transmission d’énergie par contact ex : une barre de fer chauffée à l’une de ses extrémités conduit la chaleur jusqu’à l’autre extrémité. la barre de fer est très conductible, par rapport à de l’air. Ce principe de transmission de chaleur n’est donc valable que pour les couches d’air très proches du sol.

Cône de suspentage

Ensemble des suspentes allant des élévateurs à la voile. On peut comparer le cône à une arborescence puisque chaque suspente se divise en plusieurs autres qui elles-mêmes se divisent et sont fixées à la voile.

La plupart des voiles comprennent 3 niveaux de ramifications : haute, moyenne et basse en allant de la voile à la sellette. Le cône définit le calage de l’aile et la voûte.

Convection thermique

L’atmosphère récupère une partie importante de l’énergie solaire emmagasinée par la surface terrestre.

Ascendances centrales et descendances latérales, phénomènes de convection.

Il y a convection quand les échanges de chaleur s’accompagnent d’un déplacement de matière.

Si on chauffe un récipient d’eau par le dessous, l’eau du fond, plus chaude, devient plus légère que celle du dessus. Elle monte, alors que la partie supérieure descend, prenant la place de la partie chaude.

Localement, en aérologie, on parle de cellule convective lorsqu’au sol on a une partie rocailleuse entourée de forêts ou de prairies. La partie rocailleuse chauffe au soleil et va donc réchauffer l’air en contact avec elle. Cet air, plus chaud, va se détendre et devenir plus léger. Il va donc monter, entrainant ainsi un déplacement des molécules d’air chaud vers le haut et l’air moins chaud descendra autour de cette colonne d’air chaud.

Corde

Distance entre le bord d’attaque et le bord de fuite, mesurée directement. La corde n’est pas constante sur toutes les nervures, entre le centre et les bouts d’aile. Aussi, on définit généralement pour une voile la corde moyenne, la corde maxi au centre de la voile, et la corde mini, sur la dernière nervure.

Coriolis (force de)

Voir article sur la force de Coriolis en cliquant ici.

Cravate

Plume droite ou gauche de l’aile qui s’emmêle avec des suspentes au moment du gonflage : dans ce cas, annuler le décollage! Si le décollage est déjà effectué, la cravate se résorbera d’elle même car les caissons se gonflent, ou bien il faudra l’aider en agissant sur les freins.

Cuissardes

Attache de la sellette au niveau des cuisses

Cumulus

Nuage avec bourgeonnements faibles, modérés ou importants en forme de chou-fleur dont la base généralement grise se trouve à des hauteurs de moins de 100m à 2000m. Contours souvent bien délimités au sommet. Précipite toujours sous forme d’averses.

Décrochage

Phénomène aérodynamique dû à une sous vitesse, et qui se traduit par le décollement des filets d’air sur l’extrados de l’aile. La voile se transforme en chiffon car elle ne porte plus. Le décrochage est un incident de vol.

Décrochage dynamique

Dans l’écoulement d’air autour d’un profil d’une aile, la portance augmente avec l’incidence. Elle passe par un maximum, suivi d’une forte décroissance accompagnée d’une forte augmentation de la traînée. Les filets d’air se décollent de l’extrados : c’est le phénomène de décrochage. Le décrochage n’est provoqué QUE par l’incidence. En parapente, le décrochage dynamique est provoqué par une augmentation de l’incidence (freinage accentué) au moment d’une ressource.

Décrochage statique

Ou symétrique. En parapente, un décrochage statique se provoque en baissant les commandes jusqu’au « point de décrochage ». L’incidence du profil est trop élevé pour que les filets d’air passant autour de l’aile la « porte ». L’aile se dégonfle. Voir Décrochage dynamique.

Dégueulante

Nom donné à une descendance d’air dans un jargon adapté au fait que ce n’est pas profitable au bon déroulement d’un vol en parapente : en effet la « dégueulante » nous rapproche du sol rapidement et nous fait perdre de l’altitude.

Dérapage

Translation. C’est un déplacement de l’aile latéral. En parapente, cela peut arriver mais de façon transitoire.

Dérive

En aéronautique, la Dérive est une pièce verticale située sur l’empennage d’un avion. En revanche, en parapente, quand on parle de dérive, on parle de cap ! C’est l’écart entre le cap effectif du parapente et le cap initialement fixé.

DHV (Deutscher Hängegleiterverband e.V)

Certification Allemande, dédiée Parapente et Deltaplane, déclinant, suite à des tests poussés, la catégorie des voiles :

  • DHV 1 = Voile école, très sure
  • DHV 1-2 = Voile intermédiaire
  • DHV 2 = Voile performante
  • DHV 2-3 = Voile intermédiaire
  • DHV 3 = Voile performante pour pilotage actif.

Le DHV n’est pas une homologation conforme aux normes européennes contrairement à l’homologation AFNOR. Cependant c’est aujourd’hui une référence.

Drisse

La drisse est un terme qui nous vient des marins (« Hissez la drisse de grand voile!!! ». C’est donc un cordage. En parapente, on appelle les drisses, les suspentes.

Dust Devil

Les Dust Devil (Poussière du Diable) sont des tourbillons de poussière. Ces colonnes (appelées aussi vortex) tournent sur elles-mêmes en avançant de manière aléatoire. Au fur et à mesure de leur progression à travers les paysages, elles décollent la poussière du sol et l’entraînent avec elles. Ces tourbillons apparaissent durant certaines journées chaudes entre 12:00 et 14:00. Les Dust Devil sont crains par les parapentistes au sol tout simplement parce que ceux-ci sont capables de soulever un pilote harnaché à sa voile jusqu’à 10 mètres en l’air. Sachez qu’un Dust Devil sur Mars est deux fois plus énorme qu’une « tornade » sur Terre.

Cliquer ici pour voir une vidéo d’un « dust devil »

Élévateurs

Les élévateurs sont des sangles en tissus qui relient les suspentes à la sellette. Chaque élévateur regroupe des suspentes en fonction de leur position d’attache (voir suspentes). Les élévateurs peuvent être au nombre de 2, 3 ou 4 par côté.

Envergure

Distance maximale entre les deux bouts d’aile ou plumes. Il y a en fait plusieurs façons de mesurer l’envergure : à plat, voile étalée sur le sol (on peut d’ailleurs de cette manière la mesurer soit à l’extrados, soit à l’intrados, soit à la corde du profil) ou en projeté, avec la voile gonflée normalement.

Extrados

Comme son nom le laisse supposer, c’est le dessus de l’aile. Elle est fixée par les inters caissons à l’intrados.

Finale

Segment terminant l’approche et qui prépare l’atterrissage, au cours duquel le pilote ne fait plus aucun changement de trajectoire sinon des petites corrections pour suivre une ligne droite afin de s’assurer un maximum de sécurité lors du toucher sur le sol.

Finesse

C’est le rapport de la Portance/ traînée. Distance parcourue par rapport à l’altitude perdue.

Si je parcours 700 m et je descends de 100 m, j’ai donc une voile qui a une finesse de 7.

En plus de la finesse air, il y a aussi la finesse sol qui varie selon que le vent soit de face ou d’arrière.

  • Vent de face : « Fsol » dégradée.
  • Vent Arrière : « Fsol » améliorée.

Foehn (effet de)

Ascendance au vent des reliefs, entraînant une condensation si l’air est assez humide, donc nuages.

Une partie de l’eau condensée au cours de l’ascendance précipite au vent et l’air qui redescendra sous le vent se dessaturera très rapidement. La base des nuages sous le vent sera plus élevée que celle au vent, avec de belles éclaircies, un assèchement de l’air et réchauffement notable.

Frein

Frein ou Commande de direction : c’est une commande que tient le pilote dans la main. Cette commande agit sur les suspentes fixées au Bord de Fuite.

En vol, en tirant sur le frein gauche, le bord de fuite va s’abaisser, va freiner l’aile coté gauche et la voile tournera à gauche!

En tirant les deux mains en même temps, on freine la voile, cela peut aller jusqu’au décrochage.

A l’atterrissage c’est justement une méthode pour atterrir en douceur, en freinant à fond au dernier moment.

Frontale

Une frontale est une fermeture du bord d’attaque de l’aile. Elle est due à une trop forte accélération de l’aile.

Au gonflage, par exemple, vous tirez comme un malade pour monter votre aile, vous ralentissez pour contrôlez celle-ci et vous omettez de la freiner. Résultat : l’aile vous passe devant et vous fait une superbe frontale.

Une frontale peut se produire en l’air quand, vous amorcez un effet de balançoire en freinant par à-coup (axe de tangage). Si, dans la ressource, vous ne freinez pas l’aile…

Fusible

Premier parapentiste à décoller, il peut s’agir d’un pilote expérimenté ou d’un pilote inconscient. Il est attentivement observé par les autres parapentistes qui peuvent ainsi voir si les conditions sont bonnes.

Gonflage

Le gonflage est la première étape du vol. C’est la phase où le pilote, prêt à décoller (check-list effectuée – voir la rubrique « Technique ») va amener son aile à se positionner au dessus de sa tête de manière à ce qu’elle vienne à le ‘porter’. Le terme ‘gonflage’ vient du fait que, dans cette phase, l’aile va se remplir d’air pour prendre sa forme de ‘vol’.

GPS

Global Positioning System, Récepteur embarqué par le parapentiste qui lui donne sa position exacte sur le globe et des informations d’une grande précision sur sa navigation. Ce sont des satellites militaires en orbites autour de la terre sur lesquels le récepteur prend ces références.

Gradient

D’après Wikipédia – Le gradient est une grandeur vectorielle qui indique comment une grandeur physique varie en fonction de ses différents paramètres. Gradient = variation = différence.

Le gradient de vent correspond donc aux variations de vitesse du vent en fonction de sa hauteur (couche) par rapport au sol.

L’air se compose de molécules. Et les molécules, quelles que soient leurs natures (solide, liquide ou gaz) s’attirent entre elles. Alors, toujours en simplifiant, le sol attire les molécules juste au dessus de lui, qui elles attirent celles qui sont encore au dessus. Ce qui fait que plus on se rapproche du sol, moins l’air va vite.

En parapente, ça a un effet en finale lorsque l’on s’apprête à atterrir. Pour palier à un fort effet de gradient, il faut prendre de la vitesse au maximum et freiner plus tard et plus dynamiquement qu’à l’habitude.

Hauteur maxi vol

En vol à vue, le paramotoriste pourra voler jusqu’ à la base des nuages, sans jamais pénétrer dedans ce qui est formellement interdit et contraire à la règle de sécurité  » voir et être vu « .

Heure UTC ou GMT

Référence du temps sur laquelle les pays du monde sont calés. Cette référence se situe à l’ancien observatoire de Greenwich « LONDRES » C’est le méridien de Greenwich.

Ex : quand il est 12h00 à Paris il n’est que 11h00 à Londres, 18h00 à Montréal et c’est déjà le soir à Bangkok.

Homologation

Une homologation est une autorisation, un agrément accordé officiellement pour une aile. Autrement dit une aile qui reçois une homologation est une aile qui répond à des règles définies par une norme.

ex : une aile homologuée STANDARD selon la norme de sécurité CEN/AFNOR est une aile qui a été approuvée puisqu’elle réagissait correctement aux tests lors du passage à l’homologation. Le DHV ne délivre pas une homologation mais un certificat classant les voiles suivant leurs réactions en vol. Voir DHV et AFNOR

Hypoxie

L’hypoxie est un terme médical signifiant littéralement pauvre ou amoindri en dioxygène. Elle peut survenir dans une situation ou l’on vole à des altitudes ou l’oxygénation ne peut pas se faire normalement. Donc à des plafonds rarement côtoyés par les parapentistes.

Si, un jour, vous faites la bêtise de voler sous un Cumulonimbus et que vous êtes aspiré à 10m/s à 10000 m d’altitude, vous risquez d’avoir un gros problème.

Incidence

Angle entre la trajectoire et la Ligne de référence.

Incident

Un incident est un évènement qui compromet la sécurité et l’exploitation normal de l’aéronef, en l’occurrence du parapente. L’incident prévient l’accident. Une fermeture de l’aile, volontaire ou non est un incident.

Induit (mouvement)

Mouvement provoqué par le pilote.

voir ‘parasite’.

Intercaisson (ou cloison)

Ce sont des bouts de toile dont la forme donne le profil à l’aile. Ils relient l’intrados à l’extrados.

Intrados

L’intrados est un terme d’aéronautique que l’on retrouve dans la forme d’une aile d’avion. C’est la partie de l’aile située au dessous. Autrement dit c’est la toile cousue coté parapentiste.

La surface d’un parapente est généralement donnée par la surface de l’intrados posé à plat.

Journée aéronautique

La journée aéronautique commence pour tous les aéronefs volant selon les règles de vol basées sur le principe  » voir et être vu « , 30 min avant l’heure UTC du lever du soleil et se termine 30 min après l’heure UTC de coucher du soleil.

Lacet

Mouvement de rotation autour de l’axe de lacet. Voir « Axe de Lacet »

Ligne de référence

Inclinaison du profil par rapport à l’horizontale.

Lobe

C’est la différence de hauteur, à la corde, entre le centre et les plumes.

Maillon

Maillon Le maillon est l’élément métallique qui reliera les élévateurs à la sellette. Il existe des maillons rapides et des maillons manuels.

Manche à Air

Située aux abords des pistes sur les aéroports ainsi que sur les terrains très fréquentés de décollage et d’atterrissage des parapentistes, elle informe les pilotes sur l’orientation et la force du vent instantané. Très reconnaissable puisque sa forme de manche conique rayée rouge et blanche ressort du paysage herbeux. Faute de « biroute » un bâton portant un ruban plastique à une des ses extrémités planté dans la terre fera l’affaire. Pour estimer le vent avec la manche, il faut retenir que lorsqu’elle est inactive, le vent est nul, moitié montée avec le bout qui se casse 15 à 20km/h et totalement dressée plus de 20km/h. Chaque bande vaut environ 8km/h.

Nord Magnétique

Point au nord du globe où concours les lignes de champ magnétique terrestre. Référence de toutes nos boussoles.

Oreilles

Action du pilote consistant à tirer les suspentes « avant-extérieures » vers le bas pour plier les plumes de la voile, ce qui diminue sa surface et par conséquent la portance : la voile descend sous l’effet de notre poids.

Ex : Au vent d’un sommet par vent fort, pour atterrir sur ce sommet, il est nécessaire de faire les oreilles pour que notre poids l’emporte sur la portance. Sans cette action le vent sur le profil de la voile crée une portance supérieure à notre poids : le parapente veut monter.

Parasite (mouvement)

Mouvement subit par le pilote ou inverse de ce qu’il voulait. voir ‘Induit’.

Pénétration Translation

C’est un déplacement horizontal vers l’avant (rien de sexuel donc)

Pente école

Zone dégagée choisie par l’école de formation, en pente descendante d’un pourcentage faible, où les parapentistes en stage s’entraînent à faire leur premier décollage et leur premier petit vol d’une durée de 10 à 15 secondes environ et leur premier atterrissage. C’est grâce à cette pente que les pieds de l’élève peuvent se décoller du sol.

Pilote

Le pilote est un être humain aux commandes d’un aéronef. C’est une personne qui décide des actions à mettre en œuvre pour lui permettre de se déplacer dans les airs suivant un objectif.

On attend d’un pilote, une attitude responsable. Un bon pilote est un vieux pilote!

Plafond

Hauteur de la base des nuages qui couvrent le ciel au 3/4. Quelques cumulus de beau temps en plein été épars ne constituent pas un plafond.

Plage de vitesse

Cette vitesse est définie telle que : ‘Plage de Vitesse’ = (Vitesse Max) – (Vitesse de Décrochage)

Plouf

Vol de courte durée. Généralement, en école, on se concentre sur les phases de décollage et d’atterrissage. Sur les premiers vols, on fait un plouf, on ne cherche donc pas à voler mais plutôt maîtriser une bonne approche, finale et atterrissage. Dans le cas d’un pilote parapente autonome, on dit d’un plouf, que l’aérologie ne nous a pas permis de rester en l’air. Dans le cas d’un pilote paramoteur, c’est souvent les conditions idéales pour faire des survols à basse altitude.

Plume (stabilo)

La plume est le bout de l’aile

Point d’arrêt

Point du profil où la pression de l’air est maximale, Il sépare les écoulements d’intrados et d’extrados. Varie en fonction de l’incidence.

Polaire des vitesses

C’est le tracé du taux de chute (axe Y, pointé vers le bas) d’une aile en fonction de sa vitesse horizontale dans l’air (axe X). Ce qui suit sont des transformations qui peuvent être effectuée sur les coordonnées d’un point donné sur la courbe :

Variables (soit consistant dans tes unités de vitesse lors de tes calculs) :

  • V : vitesse selon l’axe Vertical.
  • H : vitesse selon l’axe Horizontal.
  • D : Vitesse sur Trajectoire (Diagonale).
  • F : Finesse.

Equations :

  • H = sqrt( D2 – V2 )
  • H = F . V
  • V = D / sqrt( 1 + F2 ) ou D = V . sqrt( 1 + F2 )

Noter que les revues spécialisées (et les pilotes) normalement rapportent leur vitesse comme D plutôt que H.

Pour un tracé lisse de la courbe, une Polaire des Vitesses – Spline Cubique Naturelle est utilisée.

Pompe

Nom fantaisiste donné à une ascendance dans le jargon des parapentistes.

Pression atmosphérique

La pression atmosphérique est le résultat de l’empilage des molécules d’air. Ces molécules sont soumises à la pesanteur. Chacune d’elles possède donc un poids. Chacune d’elles repose sur une autre molécule située au- dessous d’elle. Le poids de deux molécules superposées s’ajoute. Au sol, nous subissons donc la force constituée par le poids cumulé de toutes les particules d’air. Cette force exercée sur une unité de surface = une pression, elle est de l’ordre de 100000 pascals au niveau de la mer et s’exerce sur tous les corps qu’elle entoure.

Unité de pression atmosphérique, le pascal ex 1015 hpa = 101500 pascals.

Priorité

Dans le ciel, l’engin le moins maniable a priorité de passage sur tous les autres. Les plus prioritaires sont les ballons et montgolfières, les parapentes viennent ensuite.

Priorité (sol / vol)

Les parapentes en vol ont priorité sur les parapentes au sol.

Priorité (relief)

Deux parapentes qui se font face à la même altitude dont un a le relief à sa droite, devraient s’éviter par virage à droite. Pour celui qui a le relief à sa droite c’est impossible : il est prioritaire et maintien sa trajectoire droite.

Priorité (Thermique)

Le premier parapentiste dans un thermique indique le sens de rotation. Le dernier du thermique a la priorité sur tous les autres.

Priorité (Trajectoire)

Deux parapentes qui se font face à la même altitude doivent s’éviter par virage à droite.

Prise de terrain

La prise de Terrain est la façon dont on va approcher du terrain d’atterrissage.

Elle se détermine à l’avance et en fonction du sens du vent. C’est une phase de vol ou l’on se concentre sur notre approche. L’observation des autres parapentistes ou des éléments qui vont nous indiquer le sens et la direction du vent, Manche à air, fumées, etc.

Il existe plusieurs types de Prise de Terrain. En parapente, elles sont proches de celles apprises en aéronautique.

  • La PTU : Prise de terrain en U
  • La PTL : Prise de terrain en L
  • La PTS : Prise de terrain en S
  • La PT8 : Prise de terrain en 8
  • La PTV : Prise de terrain en « Vrac »

Profil

Nom donné à la forme de la voile sur sa coupe transversale. Comme la corde, le profil sur les voiles de parapente n’est pas constant ainsi à centre de la voile il est plus large qu’au niveau des plumes.

Protection dorsale

Certaines sellettes sont équipées de protection dorsale et même latérale. C’est généralement une plaque qui se situe dans un compartiment prévu à cet effet dans la sellette.

PTV

Poids Total Volant (ou Poids Total en Vol)

C’est le poids de l’ensemble « pilote + sellette + voile ».

Quand on dit pilote, on compte habits, casque et accessoires.

Le PTV est une des caractéristiques techniques d’une voile. Le constructeur définit une fourchette de poids dans lequel le pilote doit se trouver pour voler au meilleur des performances de la voile.

QFE

Code qui est utilisé dans l’aéronautique, et qui désigne une pression atmosphérique mesurée à un instant « t » et en un lieu donné. Il est utilisé en altimétrie et sert de référence pour mesurer une hauteur.

QNH

Code qui est utilisé en aéronautique et qui désigne une pression atmosphérique mesurée à un instant  » t  » en un lieu donné au niveau moyen de la mer. Utilisé pour le vol de distance, car l’altitude servira de repère par rapport aux terrains survolés.

Rabattants

Ondes de relief situées sous le vent. Ces systèmes d’ondes dégénèrent lorsque l’on s’approche du sol et donnent naissance à de petits tourbillons isolés en phase avec le sommet des ondes.

Radio VHF

Emetteur récepteur portable embarqué par le parapentiste. En vol école pour être en liaison avec son moniteur, en vol solo pour avoir des infos sur la météo en écoutant la fréquence des balises 143.9875 MHz.

Elle n’est pas obligatoire, mais peut-être utile dans certaines circonstances pour la sécurité.

Restitution

La Restitution est un phénomène aérologique lié à la chaleur emmagasinée par une forêt lors d’une belle journée ensoleillée. Dans la journée, une forêt ‘absorbe’ la chaleur et en fin de journée celle-ci ‘restitue’ cette chaleur provoquant des ascendances très appréciées des parapentistes puisqu’elles permettent de long vols très tranquilles dans une aérologie calme.

RFA

Résultante des Forces Aérodynamiques = Portance (P) + Traînée (T)

C’est une somme vectorielle appliquée à un point de l’aile appelé « Centre de poussée ».

Roulis

Mouvement de rotation autour de l’axe de roulis. Voir « Axe de Roulis ».

Satellisé

Métaphore: Phénomène par lequel un parapentiste prend beaucoup d’altitude en peu de temps.

Sellette

En parapente on parle de sellette plus que de harnais.

Cela tient du fait que le parapentiste est assis et ne « pend » pas à un harnais comme le parachutiste.

La sellette, plus ou moins légère, plus ou moins confortable, est plutôt un choix du pilote. Il en existe de plusieurs types :

  • Légère ou montagne
  • Standard (très confortable, attaches automatiques, réglages dorsales, Mousse-bag ou Airbag)
  • Cocon (position allongée avec les jambes couvertes)

Soaring (Vol de Pente)

Mot d’origine Anglaise du verbe  » To soar  » qui signifie s’élever.

On dit faire du soaring, voler prés du relief au vent dans l’ascendance.

Sous le vent

Etre sous le vent de la montagne, c’est être du côté où le vent est masqué par celle-ci.

Turbulence et rabattants pour le parapentiste s’aventurant dans ce secteur.

ATTENTION !! NE JAMAIS ETRE SOUS LE VENT.

Surface à plat

La « Surface à plat » est mesurée en m². En réalité cette mesure correspond à l’Aire de la Surface dans le cas où on étend la voile à plat. Cette mesure est donc l’aire réelle de la voile.

Surface projetée

La « Surface projetée » est mesurée en m². En réalité cette mesure correspond à l’Aire de la Surface projetée. Cette mesure est l’aire de la surface de la voile en projection en vue de dessus.

Suspentes

Les suspentes sont des câbles en nylon/kevlar qui relient la voile aux élévateurs.

On distingue 4 types de suspentage que l’on appelle aussi des Lignes de suspentage :

  • Ligne A (avant)
  • Ligne B (intermédiaire)
  • Ligne C (arrière)
  • Ligne de commande (commandes de frein)

Tangage

Mouvement de rotation autour de l’axe de tangage. Voir « Axe de Tangage ».

Taux de chute

C’est la vitesse verticale. Voir la variable V dans Polaire des Vitesses

Thalweg (un)

Thalweg signifie en allemand « vallée ». C’est une excroissance de basses pressions qui est représentée sur une carte de surface isobare par une ligne. Si l’on représente les champs de pression par une topographie en trois dimensions, nous obtenons des creux, des bosses. Les basses pressions créant une ligne forme donc une vallée.

Thermique

Air chaud ascendant issu du phénomène diurne de l’action du soleil sur la terre, terre qui rayonne ensuite l’énergie emmagasinée dans l’atmosphère. On entend parler de thermique pur : journée dont la stabilité de l’atmosphère est telle que la formation de nuages est impossible.

Trims (ou afficheurs)

Les trims sont des compensateurs de profondeur, anciennement appelés « afficheurs ». Ils sont constitués par une portion de sangle cousue et dédoublée passant dans une boucle métallique, installée sur les élévateurs arrière.

En tirant sur le trim, le pilote raccourcit légèrement l’élévateur arrière et la voile est alors moins piqueuse : cela améliore le taux de chute (intéressant en thermique), mais diminue la vitesse max, la voile est « trimmée ». Cela sert aussi quand on a un passager un peu costaud en biplace pour alléger l’effort à la commande.

En relâchant au maximum le trim, le pilote donne aux élévateurs arrières leur longueur maximale et la voile est davantage « piqueuse » : cela dégrade (un peu) le taux de chute mini, mais augmente la vitesse max (intéressant en transition), la voile est « détrimmée ».

Il y a une différence importante entre « détrimmer » et « accélérer » avec l’accélérateur à pied est la suivante :

  • on peut relâcher l’accélérateur instantanément en cas de nécessité,
  • la manipulation d’un trim n’est pas instantanée : elle revient à modifier le calage de la voile pendant un temps significatif (on ne joue pas sur les trims à tout instant).

Lorsque le pilote décide de trimmer ou de détrimmer sa voile, c’est, a priori, pour une phase de vol qui va durer un certain temps (montée en thermique ou transition).

Sur certaines voiles, le trim ramènera les C et D sans relâcher les A, donc cela aura pour effet (outre de changer le calage) de donner plus de cambrure au profil, donc l’aile se comportera comme si elle était dotée de volets de courbure (planeurs).

C’est donc un dispositif de modification du calage de la voile à la disposition du pilote. Les voiles « grand public » n’en sont en général pas (ou plutôt « plus ») équipées à cause des coûts d’homologation (il faut passer une double série des tests avec trims en position max et en position min).

Disposent de trims, certaines voiles « haute performance » et surtout les voiles de compétition ou les prototypes.

Tumbling

Manœuvre déclinée de la manœuvre « SAT » pendant laquelle le pilote passe au-dessus de son aile. L’axe de rotation aile-pilote est alors horizontal. Visuellement c’est un looping par l’avant (souvent double, parfois plus).

Vacher (se)

Atterrir là où on n’avait pas vraiment prévu d’atterrir au départ … Vient du fait qu’il est possible de se « vacher » dans un terrain où paissent les vaches.

Vent Relatif

Vent de sens opposé subit par un objet en déplacement dans une masse d’air.

Pas de déplacement = Pas de vent relatif.

Imaginez que vous êtes debout arrêté et que vous vous mettez à courir, le vent sur vos joues que vous subissez est un vent relatif.

Ventrale

Attache de la sellette au niveau du ventre

Venturi (effet)

Le physicien Italien « Venturi » mesurait des débits d’air dans le rétrécissement d’un tube. En effet un fluide accélère dans un rétrécissement. Cet effet est partout rencontré dans la nature du fait de la forme même des reliefs montagneux et des rétrécissements qu’ils créent entre eux. Cela se traduit par une accélération de la vitesse du vent météo dans ces rétrécissements.

Virage

Courbe que prend un parapente pour changer de cap. Pour mettre en virage un parapente, autrement dit pour tourner, le pilote agit sur ses commandes.

Des virages cadencés sont des virages que l’on exécute les uns à la suite des autres, vers la droite, puis vers la gauche. On exploite l’effet pendulaire (balancement) et la ressource pour les intensifier. Cela peut même aller jusqu’à passer au-dessus de l’aile. Bien mesurée, cette technique peut offrir de très agréables sensations.

Visibilité en vol mini

En vol il est réglementairement préférable d’avoir des conditions de visibilité horizontale mini de 1500m à moins de 900 pieds d’altitude ou 300m sol.

Vitesse bras haut

C’est la valeur de Vitesse sur Trajectoire maximale sans se servir de l’accélérateur.

Vitesse de Décrochage

C’est la valeur de ‘Vitesse sur Trajectoire à laquelle l’aile va décrocher. Ce n’est pas à prendre comme la vitesse minimum à laquelle il est toujours sécuritaire de voler.

Vitesse max

C’est la valeur de Vitesse sur Trajectoire maximale en se servant de l’accélérateur

Vitesse sur trajectoire

C’est la vitesse/air sur la trajectoire dans la masse d’air. Correspond à ‘D’ dans la Polaire des vitesses. Différente de la vitesse/air sur l’horizontale.

Voilure

Ensemble Aile + Cône de suspentage + Elévateurs

Waga

Jargon : balancements cadencés sur l’axe de roulis. Effectués sur un relief style « dune ». Ils permettent au pilote de profiter de l’accélération de l’air dévié par le relief (voir ascendance dynamique). Mal maitrisés, ils lui permettent de faire de jolis cratères dans le sable.

Wing Over

Succession d’inversion de virage cadencés, plus ou moins francs

Wingoter

Action de faire de petits Wing-over timides et pas vraiment maîtrisés.